L’histoire de Ferrari

La firme Ferrari commença sa carrière automobile en 1929, sous le nom de Scuderia Ferrari. Cette année-là, Enzo Ferrari créa une organisation dont le but principal était l’entretien des voitures de course de la clientèle d’Alfa Romeo et qui se consacrait aussi à la transformation et à la modification des voitures de la marque. Le cheval cabré, emblème du pilote de guerre Francesco Baracca, était et est resté l’emblème de l’écurie.

1947 : Première course pour une Ferrari
Marque dédiée à la course automobile, Ferrari présente son premier modèle de course déjà doté d’un moteur V12, elle caractérisera toute l’histoire de la marque. D’une cylindrée de 1,5 litre, la 125 S, dont la mécanique est signée Colombo sera confiée à Franco Cortese, elle court sur le circuit de Plaisance le 11 mai 1947. Deux semaines plus tard, le même pilote remporte à son volant le Grand Prix de Rome. C’est la première victoire Ferrari. il bénéficiera de la longue expérience de l’ancien pilote Enzo Ferrari. Celui-ci prépare en effet des voitures de courses flanquées du cheval cabré depuis 1929. La Scuderia Ferrari préparait jusqu’ici des Alfa Romeo. Mais face aux tensions avec les représentants d’Alpha, celui qu’on surnommera le « Commendatore » décide de construire ses propres voitures. Le moteur sera ensuite porté à 1,9 litres (159) et 2 litres (166 : première Ferrari de série).
La construction de modèles de route débute en 1948. Le premier d’entre eux est la 166 Sport, qui connaîtra les variantes Inter et Mille Miglia. L’année 1949 s’avère comme un grand cru pour Maranello. Elle voit la première présence de Ferrari au salon de Paris, où deux barquettes 166 MM Touring entourent un coupé 166 Inter (également Touring) sur le stand au cheval cabré.

1952 : Premier titre de champion du monde pour Ferrari
La célèbre écurie, dont le nom est intimement lié à la formule 1, remporte pour la première fois le championnat du monde constructeur et celui de pilote, conquis par Alberto Ascari. La domination en fin de saison 1951 des bolides du « Commendatore » s’est rapidement concrétisée, d’autant plus que les modifications de règlement avantageaient la Scuderia avant même que la première course ne soit courue. L’abandon de la compétition par Alfa Romeo et l’accident de Fangio le 8 juin lui ont alors définitivement laissé le champ libre.

À partir de 1961, les voitures de course au cheval cabré adoptent l’architecture à moteur central arrière. Lancée en 1969, la Dino est la première Ferrari de route ainsi conçue et la première à recevoir une suspension à quatre roues indépendantes.

En 1962, le « Commandatore » présente son dernier bijou de performance et d’astuce à la presse : la 250 GTO. Trésor de ruse, ce modèle de « Grand Tourisme Homologué » (GTO) est présenté comme une évolution d’une voiture de série, la 250 GT pour répondre au règlement de la compétition. Mais elle en fait une véritable bête de course de 300 ch profondément différente de la 250 GT et qui établira un règne sans partage chez les GT pendant trois ans. Sa faible diffusion, sa ligne très réussie qui marque la fin d’une époque où les moteurs étaient placés devant même sur les GT, et son palmarès font d’elle un véritable objet de fétichisme coûteux pour les collectionneurs.

1963 : L’année britannique de la Formule 1
Au volant de sa voiture britannique Lotus-Climaxe, le britannique Jim Clark remporte sa septième victoire d’une saison qui a compté dix courses. Cette domination véritablement exceptionnelle de Clark ne fut donc ternie que par les trois grands prix perdus : deux furent empochés par Graham Hill, au volant d’une BRM, le tout estampillé « british » évidemment. Enfin, pour démontrer que l’on n’assistait pas à une compétition nationale, Ferrari parvint à enlever le grand prix d’Allemagne. L’honneur de la Scuderia était donc sauf grâce au talent de John Surtees, son pilote… britannique.

1966 : La GT 40 domine Le Mans
Trois ans après avoir lancé le pari de remporter les 24 heures du Mans, Ford réalise un triplé avec la célèbre GT40. Conçue dans la douleur pour redorer et rajeunir l’image de la marque, l’auto devait absolument gagner les 24 heures où Ferrari dominait alors. Pour parvenir à ses fins, Ford avait bien pensé à racheter Ferrari mais le Commandatore préférait un accord avec Fiat. Après un parcours semé d’échecs où deux modèles sont en concurrence, c’est finalement la MKII qui se détache et domine les grandes courses à partir de 1966. Au Mans, c’est alors la consécration avec une voiture qui, en entrant dans la légende, modifie en profondeur l’image de la marque.

1969 : Fiat entre dans le capital de Ferrari
En rachetant près de la moitié du capital de Ferrari, Fiat en prend le contrôle. Toutefois, Enzo Ferrari gardera le contrôle de la marque jusqu’à sa mort, en 1988. Les deux marques avaient déjà opéré un rapprochement dans les années 1960 qui avait fait naître la Dino, sportive estampillée Fiat mais dotée d’un V6 Ferrari.

Autre date clé de l’histoire Ferrari, 1976 voit l’apparition de la première voiture équipée d’une transmission automatique, la 400 Automatic. Lointain héritier de la 250 GT 2 + 2 lancée en 1960, ce modèle est un brillant représentant de ces Ferrari « familiales » qui, bien que peu prisées par le patron, n’en constituent pas moins l’essentiel du chiffre d’affaires de la marque. L’année suivante, la Carrosserie Scaglietti, jusqu’alors fournisseur attitré de Maranello, est intégrée à la firme.

1987 : La F40 présentée à Francfort
Ferrari dévoile pour son quarantième anniversaire un nouveau genre de sportive : la super-car. C’est ainsi qu’on l’on désignera cette automobile qui semble conçue pour la course mais qui est homologuée sur route. Avec une vitesse de pointe de plus de 320 km/h, un passage de 0 à 100 km/h en moins de quatre secondes, une technologie issue de la formule 1, le tout dans un confort inexistant et pour un prix exorbitant, la F40 ne tolère que les superlatifs. Prévue à 400 exemplaires, elle fera l’objet d’une spéculation qui forcera Ferrari à tripler sa production.

2007 : Räikkönen s’empare du championnat sur le fil
Le Finlandais Kimi Räikkönen gagne son premier titre de champion du monde de formule 1 au volant de sa Ferrari, suite à sa victoire dans le dernier grand prix de la saison au Brésil. Il devance d’un point seulement les deux pilotes McLaren et dame le pion à Lewis Hamilton, grand favori avant les deux dernières courses, dans lesquelles il n’a empoché que deux points. Le suspense aura donc duré jusqu’à la dernière minute pour le titre pilote. Quant au titre constructeur, Ferrari l’avait obtenu quelques courses plus tôt, profitant de la disqualification de McLaren en septembre pour espionnage. S’il perd le championnat d’un point, Hamilton fut la révélation de l’année puisque pour sa première saison, il s’est offert 12 podiums dont 4 sur la plus haute marche, une première dans l’histoire de la F1.